Le blog de
Hanja
Maksim

Portrait de Hanja Maksim

Hanja
Maksim

Profession: 
Sociologue

« Toucher le temps, toucher l’espace, toucher l’expérience (…) et on se retrouve tout à fait surpris par l’indescriptible, l’intouchable ; un bref moment de prise de conscience très intensive ».

« When I first bought the car I couldn’t wait to catch a reflection of myself in a shop window. It’s terribly embarrassing to admit but I really enjoyed seeing myself in the car».

Écrivain français né en 1948, Jean-Pierre Martin, après des études de lettres couronnées par une thèse sur Henri Michaux, devient professeur de littérature contemporaine à l'Université Lyon 2. Entre-temps, comme il le confie lui-même, il aura traversé plusieurs vies : étudiant, militant de la Gauche prolétarienne et ouvrier – entre autres. Voyages et jazz l’accompagnent également depuis de nombreuses années. Son abondante bibliographie ne cesse de s’enrichir à un rythme soutenu, notamment avec son dernier ouvrage, L'autre vie d'Orwell, publié en 2013. Le récit qui nous intéresse ici, Les Liaisons ferroviaires, a été publié en 2011 et réédité en 2013.

« It's like some psychological warfare on the customer».

Répondant à l’invitation des responsables des transports londoniens, l’artiste Jeremy Deller a choisi d’insérer dans les annonces destinées aux usagers pendulaires des messages à portée philosophique, sur un ton de provocation. On entend ainsi une conductrice citer Gandhi ou Sartre, dont elle énonce par exemple le fameux « L’enfer c’est les autres », éclairant d’un jour philosophique une question comme la promiscuité qui concerne directement les passagers.

Le choix du film Somewhere ne se justifie pas uniquement par la variété des concepts liés à la mobilité qu’il traite, mais avant tout par le fait qu’il en explore et illustre de façon particulièrement riche et pertinente deux aspects majeurs dans ce domaine et centraux dans les intérêts actuels des sciences sociales : la mobilité comme changement social et le questionnement de la vitesse associée au mythe de l’automobile et son pendant, la lenteur.

eXistenZ est un film qui peut potentiellement beaucoup inspirer la recherche en ce sens qu’il questionne de façon frontale et directe la virtualisation de nos existences par les technologies. Il propose de confronter un monde créé de toutes pièces avec son pendant, celui, réel, dans lequel nous continuons encore d’évoluer. Seul un support artistique de ce type semble capable de traiter ce sujet de façon aussi aboutie et, ainsi, traiter des concepts des sciences sociales sous un angle inédit.